Ancien forum du PCQ Index du Forum Ancien forum du PCQ
Ancien forum du PCQ
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Une victoire au goût très amer au Vénézuela

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Ancien forum du PCQ Index du Forum -> Discussion Générale
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Pier-Olivier
Invité





MessagePosté le: 27/11/2008 23:52:08    Sujet du message: Une victoire au goût très amer au Vénézuela Répondre en citant

Une victoire au goût très amer
jeudi 27 novembre 2008 (02h03)
1 commentaire
Les élections régionales et municipales de ce dimanche 23 novembre au Venezuela se sont déroulées de façon paisible. Dés quatre heures du matin, au son des trompettes et des feux d’artifices, les vénézuéliens ont commencé à se masser devant les bureaux de vote pour un scrutin électoral qui allait s’étendre jusqu’à neuf heures du soir. Vers 23h30, la présidente du Centre Nationale Electoral pouvait annoncer les premiers résultats qui allaient s’annoncer irréversibles.

Confirmation du camp chaviste et baptême plutôt réussi pour le Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV)

Les chiffres au niveau national sont sans appel. Le PSUV remporte 233 mairies (80% des Municipios) et 17 Etats régionaux sur les 22 qui étaient en jeu lors de cette élection. Le camp chaviste a obtenu 5.073.774 voix contre 3.948.912 pour l’opposition (53,45% contre 41.65%). La participation était de 65%. Du jamais vu au Venezuela pour des élections régionales et municipales si l’on tient compte du fait que le nombre d’électeur a augmenté de prés de 8 millions en 8 ans !

On peut déjà noter que l’opposition perd 555.442 voix par rapport au référendum sur la proposition de Réforme Constitutionnelle de l’année passée. En revanche, les chavistes augmentent eux de 694.342 voix. Et encore, ces résultats ne tiennent pas compte des nombreuses voix (451.131 pour être précis) qui ont été captées par des candidats ayant appartenu au camp chaviste et qui avaient décidé pour ces élections de faire cavalier seul, contre les candidats du PSUV.

Tous les Etats ruraux ont été remporté par le PSUV ainsi que des Etats industriels comme Aragua, Bolivar et dans une certaine mesure Anzoátegui (où PDVSA a une forte implantation). La grande majorité des capitales des Etats régionaux a été remporté (18 sur 22).

Les partis politiques qui avaient appuyés Chavez et s’étaient retournés contre lui (comme c’est le cas pour Podemos) ou avaient présenté des candidats contre les candidats du PSUV (comme le parti Patrie Pour Tous - PPT) ont été balayés, perdant ainsi toute leur représentations au niveau régional et la grande majorité du peu de mairies qu’ils contrôlaient. Tant les chavistes que l’opposition leur ont fait payer leur manque de clarté idéologique. Exception faite du Parti Communiste Vénézuélien dont la claire affirmation à son idéologie marxiste-léniniste ne lui a fait ni perdre ni gagner de sièges. Pour sa première confrontation réelle en tant que Parti Politique, le PSUV a remporté son pari.

Et pourtant cette victoire quantitative ne doit pas être un élément pour se voiler la face : la Révolution Bolivarienne a sérieusement été ébranlé dans des Etats stratégiques.

L’opposition remporte des victoires déterminantes.

L’opposition au processus révolutionnaire remporte les Etats du Zulia, de Carabobo, de Nueva Esparta, du Táchira, de Miranda, ainsi que la Mairie de la grande Caracas.

Nueva Esparta et Táchira ont une importance stratégique. Le premier est un ensemble d’îles dont l’île Marguerite est la plus importante. C’est le plus petit Etat du Venezuela mais il revêt un caractère très important pour son insularité et sa proximité avec les frontières maritimes du Venezuela avec les îles des Antilles. Cette position stratégique est renforcée par la présence de la IV flotte des Etats-Unis dans la mer des Caraïbes. Le gouverneur élu (un membre du parti Accion Democratica) l’a déjà été pendant 10 ans. Il est réélu pour 4 ans.

La perte de l’Etat du Táchira pourrait avoir des conséquences désastreuses. Frontalier avec la Colombie, c’est un des deux Etats (avec le Zulia contrôlé aussi par l’opposition) par lequel transite toute la contrebande venant du pays voisin. Plus grave encore c’est un Etat occupé militairement de manière partielle par la Colombie à travers ses organisations paramilitaires (1) . Comme d’une part, celles-ci ont réglé le problème de l’insécurité au moyen de la terreur fasciste et de couvre-feux imposés à la population et que d’autre part l’insécurité est l’axe central du nouveau gouverneur (issu du parti COPEI), on peut légitimement craindre une expansion de ce problème et une violation croissante de la souveraineté du territoire vénézuélien par un corps d’armée étranger. Notons aussi qu’avec le maintien du Zulia dans le camp de l’opposition, les deux Etats régionaux qui entretiennent les relations les plus importantes avec le voisin colombien maintiendront désormais une proximité idéologique. L’étau se resserre sur le Venezuela bolivarien.

Les Etats Nueva Estparta et Tachira sont des pertes stratégiques mais ne constituent pas les revers les plus importants pour la Révolution Bolivarienne lors de ces élections régionales et municipales. Les Etats du Zulia, de Miranda, et de Carabobo sont les Etats les plus peuplés du Venezuela, n’étant dépassés en nombre que par la mairie de la grande Caracas également aux mains de l’opposition. Ce sont des Etats très riches qui concentrent une bonne partie de l’industrie vénézuélienne.

Dans le cas du Zulia, on pense bien sur à l’industrie pétrolière mais aussi aux tentatives difficiles de réformes agraires bloquées par Manuel Rosales durant 8 ans, politique que continuera son dauphin, le gouverneur Pablo Perez.

L’Etat du Carabobo compte sur son territoire de très nombreuses industries privées (nationales et internationales) qui en font le poumon industriel du pays, et possède le deuxième port de marchandises du Venezuela (Puerto Cabello).

Quant à l’Etat du Miranda, il englobe quatre mairies de Caracas sur cinq, dont la mairie qui dispose des ressources les plus importantes par habitant de toute l’Amérique Latine (Chacao – fief de l’opposition). Si l’on ajoute à cela que les quatre mairies de Caracas qui dépendent de l’Etat du Miranda ont toutes été gagnées par l’opposition, on comprend aisément comment la grande mairie qui chapeaute les cinq mairies qui constituent Caracas soit passée elle aussi à l’opposition.

Si nous insistons sur la richesse de ces Etats régionaux, c’est pour souligner l’importance des ressources dont disposeront les gouverneurs d’opposition à travers les impôts régionaux. De plus, la Constitution vénézuélienne oblige par ses articles 167 et 179, l’Etat central à financer les Etats régionaux et les Municipios à hauteur de 20% de ses rentrées fiscales. 70% de ce montant est réparti en fonction de la population des Etats régionaux. Autrement dit, comme les Etats les plus peuplés ont été gagnés par l’opposition, le gouvernement bolivarien va devoir financer les prochaines campagnes que les partis d’opposition mèneront contre lui. Cette manne financière (répartition de l’assiette fiscale de l’Etat pour les régions de l’opposition et impôts régionaux) ne manqueront pas d’avoir des répercussions sur les prochaines campagnes nationales ainsi que sur le renforcement de la structure des partis d’opposition.

Comment en est-on arrivé là ? Le Peuple aurait-il abandonné Chavez comme s’empressent à le souligner certains employés des entreprises de communication transnationales ?

Le discours et les faits

A regarder les résultats de plus prés (2) , on se rend compte que les résultats des bureaux de vote des quartiers populaires de tous les Etats régionaux ou mairies gagnés par l’opposition (et surtout Caracas) démentent les affirmations de certains media transnationaux. Le chavisme y gagne largement mais avec un faible taux de participation. En revanche, les quartiers de classe moyenne, où vit une population moins nombreuse ont fait le plein de vote pour l’opposition. Exemple type, la mairie de Baruta dans Caracas, où vit une population de classe moyenne a enregistré une différence de 94.868 voix en faveur de l’opposition plaçant le candidat de l’opposition en tête avec 83.08%.

Ces chiffres doivent selon nous s’interpréter de la même manière : selon l’espace entre le discours et les faits. Faire coller les actes avec les discours dans le cas de la classe moyenne, et faire coller les discours aux actes dans le cas des classes populaires.

Dans le cas des classes moyennes, le gouvernement bolivarien est certainement celui qui a le plus fait pour protéger le peu de propriétés de cette classe sociale. Aide aux crédits immobiliers, suppression de la TVA sur les vente d’automobiles, politique de crédit pour monter (ou renforcer) leurs commerces. Des cliniques publiques ont été construites dans leur quartier, des marchés alimentaires publics à prix réduits se tiennent dans leurs quartiers, des écoles bolivariennes publiques accueillent leurs enfants. Les prix des écoles privées ont été congelés par le gouvernement leur permettant ainsi d’avoir une alternative aux écoles bolivariennes…etc. Mais surtout, le gouvernement a assuré une stabilité du système bancaire qui leur a permis d’épargner en toute tranquillité (3) . Malgré les réalisations faites pour les classes moyennes par le gouvernement bolivarien, celles-ci se maintiennent dans une haine antichaviste largement exploitée par les media. Il ne s’agit pourtant pas d’oligarques ni de propriétaires de moyen de production. Parfois, la frontière qui sépare la grande majorité des classes moyennes (basses et moyennes) de certaines classes populaires est plus liée à des questions d’espaces urbains qu’à des conditions économiques réellement différentes. Il conviendrait certainement pour le gouvernement et le PSUV d’apaiser la rhétorique contre les classes moyennes, ou tout au moins de la mettre en adéquation avec la politique avantageuse qu’ils mènent pour cette classe sociale.

De la même manière, si les classes populaires ont largement voté pour le PSUV, elles l’ont faites dans une faible mobilisation. Là aussi, il convient de faire coller les actes et les réalisations sociales à la rhétorique socialiste du Pouvoir Populaire et de l’amélioration des conditions de vie. Les défaites du PSUV s’expliquent par des mauvaises gestions locales et régionales (pourtant réalisées par des militaires très proches de Chavez qui avaient même participé aux coups d’Etat de 1992). Plus que d’appuyer la loyauté au chef de l’Etat, les électeurs ont préféré sanctionner l’incompétence en matière de gestion publique, notamment pour ce qui traite de la sécurité, du logement, de la collecte des ordures, des transports, etc… Problème qui selon de nombreux instituts de sondages vénézuéliens arrivent en tête des préoccupations des habitants des grandes villes devant l’emploi !

En bref, le discours politique devra désormais marcher de pair avec la réalité du processus pour reconquérir les électeurs perdus des classes moyennes et populaires.

Une victoire de la démocratie ?

Les porte-parole des partis politiques, du Centre National Electoral, les élus et observateurs se sont tous accordés pour dire que la grande gagnante de ces élections, au delà des résultats, fut la Démocratie. Est-ce si sûr ?

Nous pensons qu’il s’agit surtout d’une victoire quant à l’acceptation du système électoral par les vénézuéliens. Mais qu’en est-il alors de la fameuse démocratie participative et protagonique ? N’est-elle plus digne de définir elle aussi le contenu de la Démocratie vénézuélienne ?

De plus, si l’on s’attarde sur la journée électorale, en effet, on ne trouve plus les fraudes régulières qui étaient commises avant l’arrivée de Chavez au pouvoir mais certains aspects d’un système démocratique représentatif parfait tiennent de l’absurde. La loi électorale vénézuélienne stipule que les bureaux de vote ne peuvent fermer tant qu’il y a un électeur dans la file d’attente. Les résultats serrés vers la fin de la journée électorale ont échauffé les esprits. Pour ne citer que deux exemples, on a pu voir ainsi des militants de Manuel Rosales dans le Zulia vider les hôpitaux dans les dernières minutes pour emmener à voter des personnes en fauteuils roulant ou carrément sur des brancards. Il y a en effet du progrès dans les pratiques. Avant, ils faisaient voter les morts, aujourd’hui ils font bénéficier aux invalides de leur droit de vote à la dernière minute… Ces pratiques électoralistes ont pu être vu aussi dans le camp chaviste. A Caracas, les militants du PSUV se chargèrent de faire descendre des collines ceux qui n’avaient pas encore voté dans les derniers instants. Du coup, au lieu de fermer à 16h, beaucoup de bureaux de vote fermèrent avec le dernier électeur aux alentours de 21h. Rien à dire sur les méthodes (après tout, chaque parti pouvait ou vider les hôpitaux ou faire une campagne basé sur le remords), il s’agit de militantisme. Mais pour ce qui est de la démocratie en tant que telle, cela ressemble plus à un cirque qu’à des décisions prises par des citoyens rationnelles. Le système représentatif ne peut à lui seul être garant de la démocratie. De plus, là où l’opposition n’a pas gagné mais n’a pas non plus été écrasé, on a vu se dérouler des manifestations violentes pour contester les résultats comme ce fut le cas dans l’Etat du Barinas ou dans la ville de Maracay. Autrement dit, lorsque le résultat ne les favorise pas, les militants de l’opposition n’acceptent toujours pas le système de démocratie représentative vénézuélien.

D’autre part, les Etats-Unis ont investi dans cette campagne électorale plus de 4.7 millions de dollars pour l’année 2008 (4) . Depuis maintenant dix ans, en toute illégalité l’agence du département d’Etat (USAID) et la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED) ont déversé plus de 50 millions de dollars aux partis politiques d’opposition, chaînes de télévision commerciales, ONGs d’opposition, association, etc… Ces deux dernières années, l’accent a été mis sur les étudiants et les personnes des classes populaires notamment avec la création de dizaines d’association à Petare, le grand quartier populaire de l’est de Caracas…. Le travail a bien fonctionné. Peut-on alors parler de Démocratie lorsque un Etat étranger investit des dizaines de millions de dollars pour corrompre les électeurs vénézuéliens afin qu’ils choisissent des candidats favorables à leurs intérêts ? Pour parler de réussite démocratique, il faudrait d’abord respecter les règlements préalables aux conditions qui assurent le bon déroulement de la démocratie. Le gouvernement bolivarien est ici le seul coupable de cette ingérence pour ne pas avoir encore expulsé les agences étasuniennes, qui depuis plus de 6 ans, sont basées à Caracas pour financer l’opposition, les étudiants de droite, des mouvements ultralibéraux dans les barrios, etc. Les exemples chilien ou nicaraguayen, yougoslave ou ukrainien montrent bien que ces politiques sont souvent couronnées de succès.

Consécration de la démocratie vénézuélienne, nous dis-t-on. Qui a donc été élu ?

Dans le Zulia, Manuel Rosales, qui au nom de tous les gouverneurs du Venezuela, avait ratifié le coup d’Etat d’avril 2002 a été élu à Maracaibo et a réussi à placer un pantin à ses ordres comme gouverneur de l’Etat.

Dans l’Etat du Miranda a été élu Capriles Radonski. Celui-là même qui main dans la main avec les terroristes tortionnaires d’extrême droite, Salvador Romani et Henry Lopez Sisco, avaient donné l’assaut à l’ambassade de Cuba, le 12 avril 2002. Le monde du fascisme est assez petit puisque Lopez Sisco était un ancien collègue des terroristes Posada Cariles et Orlando Bosh ; et ancien responsable de la sécurité de l’Etat du Zulia dirigé par…Manuel Rosales. Comme si ses relations amicales ne suffisaient pas, lorsqu’il était à la tête de la mairie de Baruta, Capriles Radonski a signé des accords de coopération entre sa police municipale et le FBI étasunien. Entre le FBI et les pires fascistes du continent, on peut deviner les lignes de sa nouvelle politique sécuritaire.

Antonio Ledezma, nouveau maire de la grande mairie de Caracas, est un grand démocrate…
En 2002, il participe au Coup d’Etat et au sabotage économique qui le suivi. En 2004, il fait parti des groupuscules fascistes qui contestent la légitimité du résultat au referendum révocatoire. Il est membre fondateur du Commando Nationale de la Résistance, collectif d’extrême droite prônant la violence et la non-reconnaissance du gouvernement bolivarien. En 2005, il est l’un des promoteurs du boycott des élections législatives. En 2007, il fut le promoteur de la "marche sans retour", qui initiait une série de manifestations une semaine avant le référendum sur la proposition de réforme partielle de la Constitution. La consigne donnée aux manifestants était de "faire des provisions et de se préparer" parce qu’ils n’accepteraient jamais la dictature. Il fallait évidemment comprendre une possible victoire du OUI au référendum.

Dans l’Etat du Carabobo, le gouverneur élu, Henrique Salas Feo est le fils de Henrique Salas Römer. Le papa est un patriarche de la région, multimillionaire, et ancien candidat contre Chavez aux élections de 1998. Le 7 mai 2008, il affirmait dans les colonnes du journal El Universal, que l’autonomie est une alternative au gouvernement de Chavez et déclarait : "Ainsi, les revenus pétroliers ne passeront plus par le pouvoir central et iront directement aux régions." (5) Sans commentaires.
En bon chef de seigneurie féodale, il a légué sa succession à son fils non sans donner le ton de la politique à suivre.

Voila donc le visage de quelques uns des nouveaux "démocrates" qui dirigeront certains des Etats les plus importants du Venezuela. Le fascisme étant comme la toux, difficile d’occulter, dés le mardi 25 novembre des actes d’intimidations et de violences contre les institutions nationales étaient perpétrées par les militants d’opposition. Principale cible : les missions d’éducations, Barrio Adentro et les médecins cubains, les sièges des Conseils Communaux, les Universités crées par le gouvernement bolivarien… Leur but est d’interdire l’accès des différentes initiatives impulsés par le Peuple et le gouvernement aux installations dépendant des régions ou des mairies qu’ils contrôlent (6) . Toutes ces actions se sont déroulées….a peine 36 heures après la victoire de ces membres de l’opposition.
Ils leur restent 35040 heures de gestion avant la prochaine élection.

"On vit tranquille aussi dans les cachots, en-est ce assez pour s’y trouver bien" répondait Rousseau à Hobbes…

Romain Migus
26/11/2008
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 27/11/2008 23:52:08    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Pier-Olivier
Invité





MessagePosté le: 28/11/2008 03:11:10    Sujet du message: Une victoire au goût très amer au Vénézuela Répondre en citant

Cest tout simplement incroyable.... Sad

ce que je viens de lire dans cet article me donne des frissons dans le dos !!

Le fascisme est une chose bien réelle...dailleur ce nest pas les USA qui ont recruté Klauss Barbi le boucher le LYON, le chef de la gustapo en france ?? et ce ne serait pas ce meme Barbi qui à créé la fameuse école fasciste militaire lÉCOLE DES AMÉRIQUES au Panama sur demande des USA la ou lon enseignait jusqua tres récament les tecqnique de tortures les plus brutales aux cadre militaire de plein de pays latino ?? je crois que oui

Mais pour revenir au Vénézuela.. je suis tres solidaire de la révolution bolivarienne,mais je me pose constament cette question... la révolution bolivarienne nest elle pas une révolution en paralelle ? cest à dire que la révolution bolivarienne est en parralèle à lencienne sociétée ? Contrairement à la révolution Cubaine , le vénézuela na pas jeter par terre lancienne société... la révolution Bolivarienne cest élevée en parallele à lencienne... les riches continues à avoir leur écoles de riches et leur hopitaux de riche ainsi que leur gros centre dachat comme aux états unis .Tandis qu la révolution Bolivarienne elle à poussée à coté

A voir comment se comporte lopposition dans les états gagnés par lopposition jen suis a me demander si apres 3 ou 4 ans de gouvernement de lopposition , il resterait quelque chose de la révolution de Chavez ??? jai peur que non

Je suis pour la démocratie, mais si cette démocratie laisse place au fascisme je suis contre...

Chavez fait face à un sérieux problème... laissera til Lopposition fasciste revenir aux pouvoir et tout effacer ? tiens til plus à la démocratie à tout pris qua ca révolution ?? Les années qui suivent nous lindiqueront

Chavez acepptera til de déffendre sa révolution par tout les moyens ? quitte à laisser la Pseudo démocratie de coté? acceptera til de faire face à lévidence ? Chavez acceptera til de faire le meme constat que Fidel et le peuple Cubain, cest à dire dadopter une ligne dure étant dans un chateau assiégé ? les faciste de lopposition nattaque pas de lextérieur ils attaque au dedans du chateau... cest encore pire pour moi...

Chavez doit il défendre la révolution par tout les moyens... Agir comme Cuba a agi me semble tout à fait acceptable .

Les médias nous braille quil ny à pas de démocratie à Cuba ! mais cest quoi la démocratie ? LA démocratie ?? dabord ya til Qune seule démocratie ? les élections multi partistes et les médias privés sont ils les seuls éléments de LA démocratie ?

èce donc dire que dans un pays ou il ya des élections multipartistes et des médias privés et que aussi 70% des citoyens sont pauvres et nont pas acces à un systeme de santé et déducation ou des enfants se prostitues pour ce nourir ou ce drogués, que la mafia regne par la terreur, qune oligarchie vole tout largent du pays pour ce la mettre dans les poches, que loligarchie empèche de vivre dans la dignitée 70 % des citoyens , donc èce que un pays comme celui ci peut avoir le mérite de se dire DÉMOCRATIQUE ? ma réponse est non.

Donc pour moi une autre forme de démocratie existe... en fait il ny a pas seulement LA démocratie il y a plusieur formes de démocraties, au moin 2 entouka La démocratie de Marché et la démocratie du peuple pour le peuple et par le peuple

malheureusement cest 2 formee de démocraties ne font pas bon ménage.... par le passée et meme présentement les exemples sont nombreux pour nous le démontrer... Allende-révolution sandiniste- révolution de thomas Sankara- Lumumba.. et bien dautres...

lorseque les 2 formes de démocraties cohabites ensemble sous le meme toit.... laffrontement innévitable , le plus fort et le plus malhonnete lemporte beaucoup trop souvent si lon prend les exemple que jai cités

Voila a quoi est confronter Chavez et sa révolution plein de bonnes intentions et de bon gestes

Chavez regardera il une fois de plus vers son mentor Fidel ?? pour voir en Cuba un exemple qui dure depuis 50 ans... ? Jai mon oppinion , mais lui seul le sait...


Pour linstant lopposition montre son vrai visage... une opposition ipocrite, malhonnete, égoiste et fasciste breff une opposition qui nest pas digne de ce nom... mais tout de meme dite DÉMOCRATIQUE Confused

Pour linstant Chavez ne peut se representer aux prochaines éllections présidentielles. La Constitution ne lui permet pas de se représenter. Une seule et unique chose peut désormais permettre à Chavez de briguer dautres mandat, une réforme constitutionelle.. dailleur tenté et perdue par chavez lannée derniere. Chavez à clairement dit quil ne ferait pas lui meme un nouveau référendum constitutionel. Cependant un droit est à la portée des chavistes, le droit dexiger un nouveau référendum, avec le nombres de signatures requises les Chavistes peuvent forcer le gouvernement à déclancher un nouveau référendum permettant à Chavez de se présenter aux prochaines élections .

Si le peuple le demande , ce qui est leur droit, je pourai déclancher un nouveau référendum ! voila ce qua dit chavez avant hier..

Cet ultime chance, Chavez ne peut la perdre.... cest ca dernière chance !

la possibilitée de voir la révolution Bolivarienne etre effacer en un claquement de doigt par lopposition tuerais lespoir de plusieurs Socialistes dans le monde ... un peu comparable au syndrome du mur de berlin !!

Non seulement lenthousiasme de millions de sympatisants socialistes sen trouverait affectée, mais aussi tout les nouveaux gouvernements de gauche en Amérique latine qui sont tous issus du souffle de gauche poussée par la révolution Bolivarienne il y a 10 ans.. Nul est sans savoir que beaucoup de gouvernement progressiste sont soutenus par la révolution bolivarienne ex. Chavez a donné du pétrole à bon marcher aux mairies Sandiniste aux Nicaragua... ce qui à permis aux FSLN de Daniel Ortega doccuper plus du 3 quart du territoire et comme ont a pus le voir par la suite , le FSLN a gagné la présidence 16 ans plus tard apres que les USA et les escadronts de la mort ait détruit la révolution du Frente de liberacion nacional.

lencienne guerilla du FMLN au Salvadore est un exemple tres similaire au nicaragua...

les exemples sont nombreux en amérique latine ou la révolution Bolivarienne de Chavez a été et continue detre un appui de taille

mais le pays qui soufrirait le plus dune disparition de la révolution Bolivarienne cest défénitivement Cuba !

Pourquoi Cuba ? cest bien simple... pour nous remettre en contexte ,on remonte il ya 10 ans, 1998 Cuba est isolé plus que jamais,le partenaire commercial numéro 1, la grande union soviétique est effondrée depuis quelque années laissant Cuba à elle meme face à la tempete, face à lennemi de toujours les USA et leur Embargo inhumaine cruelle et devastatrice.Comme si ce nétais pas tout, lépopée des luttes armées en amérique latine à échoué la plus part des guérillas rendent les armes et se transforme en partis politiqueFMLN au salvadore , FSLN Nicaragua, URNG au guatemala etc.Maintenant seule Cuba est plonger dans une période dite SPÉCIALE, une période de rationnement alimentaire, de rationnement matériel. Breff il manque de tout. Léconomie Cubaine est en pleine transition , passant dune économie basé principalement sur la canne à sucre à une économie de survie . Des gestes jugés par Fidel lui meme,étant antipatique à la révolution, se voient forcée detre adoptés . Le besoin de Capitaux est essentiel , le gouvernement révolutionnaire cubain doit à tous pris faire rentrer des capitaux dans léconomie Cubaine. Cuba choisit de souvrir au tourisme avec tout les bons et les mauvais cotés . Mais au moin les devises allaient rentrer et surtout les pilliers de la révolution telle que la santé, léducation et la sécuritée allaient subsister

Pour faire simple Cuba traversait locéan en canot décorce et nombreux étaient les analystes politique de par le monde qui prédisait une chute rapide de la révolution Cubaine, tout comme lemsemble des républiques de lencienne union -soviétique

en fait les expert analystes ne voyait en Cuba, rien dautre qun satellite soviétique.... ils se trompaient royalement ! le canot socialiste et solitaire de cuba avancait toujours, leau rentrais mais léquipage éccoppait leau plus vite quelle ne rentrait

Bon alors Cuba est dans cette période critique ,soudainement , sortit de nulle part ! Cet Homme métisse , un peu indien un peux noir et un peu espagnole, cet Homme qui Sappelle Hugo Chavez, redonne les lettres de noblesse à Cuba et crie pour la premiere fois depuis depuis un bon moment , VIVE LE SOCIALISME , Vive CUBA , Vive Fidel !! Chavez qui déborde de pétrole se présente alors comme une véritable bouée de sauvetage pour Cuba et pour la Gauche latino américaine

Grace a tout le partenaria de la révolution Vénézuelienne avec Cuba, Cuba réussit à sortire de la période SPÉCIALE , pour la premiere fois léconomie cubaine reprenait du poile de la bete !! et un avenir un peu plus rose soffrait pour elle qui avait tant souffert des pénuries de toute sorte !

Par la suite jusqua nos jours ... non seulement pour Cuba... mais pour une majoritée de pays latinos américain. NIcaragua-équateur-Bolivie-Honduras-paraguay et dautre... La révolution Bolivarienne de Hugo Chavez à été un véritable tremblement de terre en amérique latine. Avec lALBA une alternative soffrait pour les pays qui souffait de lassasine ZLÉA...

Bon je termine enfin Smile

Tout cela pour un seul et unique questionement !

Quesque Chavez choisira ? son étiquette de président le plus démocratique de tout les temps ? quitte à perdre le pouvoir et assister à une mort rapide de la révolution Bolivarienne et latino Américaine qui est aussi un peu la sienne comme Fidel et le Che ?? ou... acceptera til de passé par dessus quelque principes superficiel pour défendre à tout prix sa Révolution ?? qui est si essentiel pour des millions de laissés pour compte en amérique Latine ??

cest la question que je me pose constament !! en fait cette question mobsède Laughing

Pour le reste ...

Patria socialismo o muerte

venceremos

todos con Chavez

Chavez esperanza !!
Revenir en haut
Oli
Invité





MessagePosté le: 29/11/2008 20:52:22    Sujet du message: Une victoire au goût très amer au Vénézuela Répondre en citant

Lol! Il y a pas mal de chose à lire mais selon moi c'est qu'on commence a développé une alternative socialiste progresssive puisque la lutte armée et les révolutions que ca l'entrainne ont leurs nombreux défauts. Sans tombé dans le réformisme du PSF, il y a moyen(comme le fait le PSUV au Vénézuela) de bâtir le socialisme tout en évitant des morts inutiles, une trop forte autorité pour maintenir l'ordre publique, le chaos que plusieurs "révolutions" trop rapides créent,...

Bref, c'est un peu aussi ce qu'il faut faire avec QS.
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 22/10/2017 18:53:36    Sujet du message: Une victoire au goût très amer au Vénézuela

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Ancien forum du PCQ Index du Forum -> Discussion Générale Toutes les heures sont au format GMT
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group
subRebel style by ktauber
Traduction par : phpBB-fr.com