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Alexandre Pouliot-Roberge Guest
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Posted: 03/04/2008 02:31:10 Post subject: Pour le bon plaisir du PCR: Lénine contre le PCR!!!!! |
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Voyez comment les gauchistes du PCR sont de grands "léninistes".
| Quote: | Le communisme
L'excellente revue, qui paraît à Vienne sous ce titre fournit nombre de matériaux fort intéressants sur l'extension du mouvement communiste en Autriche, en Pologne et en d'autres pays, de même qu'une chronique du mouvement international et des articles sur la Hongrie et l'Allemagne, sur les questions d'ordre général, la tactique, etc. Mais un défaut qui saute aux yeux même lorsqu'on la parcourt rapidement, ne saurait être passé sous silence. Il s'agit des symptômes indubitables de cette « maladie infantile du communisme, le gauchisme » dont elle est atteinte et à laquelle j’ai consacré un opuscule qui vient de paraître à Pétrograd.
Il y a trois symptômes de cette maladie dans cette excellente revue le Communisme, et je voudrais les préciser brièvement tout de suite. Le n° 6 (du 1° mars 1920) contient un article du camarade G.L [1] . intitulé : « La question du parlementarisme », article que la rédaction appelle « article de discussion » et dont se désolidarise nettement (par bonheur) le camarade B.K., auteur de l'article « La question de la mise en pratique du boycottage du parlement » (n° 18 du 8 mai 1920), qui déclare qu'il ne partage pas , son point de vue.
Cet article de G. L. est très gauchiste et très mauvais. Son marxisme est purement verbal ; la distinction qui est faite entre la tactique « offensive » et la tactique « défensive » est toute imaginaire ; on n'y trouve pas l'analyse concrète de conjonctures historiques bien définies ; l'essentiel (la nécessité de conquérir et d'apprendre à conquérir tous les domaines du travail et toutes les institutions grâce auxquelles la bourgeoisie exerce son influence sur les masses, etc.) n'y est pas pris en considération.
Dans le n° 14 (17 avril 1920), dans son article « Les événements d'Allemagne », le camarade B. K. critique la déclaration du 21 mars 1920 du Comité central du Parti communiste d'Allemagne, que je critique également dans ma brochure. Mais nos critiques ont un caractère radicalement différent. Le camarade B. K. part de citations de Marx qui se rapportent à une situation sans rapport avec celle qui nous intéresse, désavoue dans son intégralité la tactique du Comité central du Parti communiste d'Allemagne et oublie l'essentiel. Il oublie ce qui est la substance même, l'âme vivante du marxisme : l'analyse concrète d'une situation concrète. Si la majorité des ouvriers des villes ont abandonné les tenants de Scheidemann pour les kautskistes et si au sein du parti kautskiste (« indépendant » par rapport à la tactique révolutionnaire juste), ils continuent à passer de l'aile droite à l'aile gauche, c'est‑à‑dire en fait, au communisme, si la situation est telle, est-il permis d'éluder la prise en considération de mesures de transition et de compromis à l'égard de ces ouvriers ? Est-il permis de négliger, de passer sous silence l'expérience des bolchéviks qui, en avril et en mai 1917, ont mené quant au fond cette politique de compromis, quand ils déclaraient : renverser purement et simplement le Gouvernement provisoire (de Lvov, Milioukov, Kérenski et autres) est impossible, car les ouvriers des Soviets sont encore pour eux, il faut d'abord obtenir un changement dans l'opinion de la majorité ou d'une grande partie de ces ouvriers ?
Il me semble que cela n'est pas permis.
Enfin, l'article en question du camarade B. K. du n° 18 du Communisme fait apparaître d'une façon frappante, très claire et opportune l'erreur qui est la sienne et qui consiste à accorder sa sympathie à la tactique de boycottage des parlements de l'Europe contemporaine. Car, en se désolidarisant du « boycottage syndicaliste », du boycottage « passif » et en imaginant un boycottage de type particulier, « actif » (Oh ! que c'est « gauchiste » !), l'auteur ne fait que démontrer avec une netteté étonnante combien est profonde l'erreur sur laquelle repose tout son raisonnement.
« Le boycottage actif, écrit‑il, signifie que le Parti communiste ne se borne pas à diffuser un mot d'ordre contre la participation aux élections, mais qu'il développe, pour mieux réaliser ce boycottage, une agitation révolutionnaire aussi large que s'il participait aux élections et que si son agitation et son action (travail, activité, comportement, lutte) avaient pour but de gagner le plus grand nombre possible de voix prolétariennes » (p. 552)
Voilà qui est une perle. Voilà qui tuera les antiparlementaires mieux que toute critique. Inventer un boycottage « actif », « comme si » nous participions aux élections !! Une masse d'ouvriers et de paysans ignorants ou presque participent avec sérieux aux élections, car ils sont encore imprégnés de préjugés démocratiques bourgeois, ils sont encore prisonniers de ces préjugés. Et nous, au lieu d'aider les petits bourgeois ignorants (bien que parfois « très cultivés ») à se défaire de leurs préjugés par leur propre expérience, nous nous tiendrions à l'écart du parlement, nous nous amuserions à inventer une tactique d'où seraient bannies toutes les vulgarités de la vie bourgeoise !!
Bravo, bravo, camarade B. K. ! Par votre défense de l'antiparlementarisme vous aiderez à tuer cette sottise plus vite que moi par ma critique.
Lénine, 12 juin 1920 |
http://www.marxists.org/francais/lenin/works/1920/06/vil19200612.htm[/quote] |
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Oli Guest
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Posted: 03/04/2008 02:49:09 Post subject: Pour le bon plaisir du PCR: Lénine contre le PCR!!!!! |
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| Hahahaha!!! Très intéressant le texte et marrant à la fois puisqu'il est d'actualité avec le PCR! Je vois déjà les mao's s'inventer des excuses genre "ouin mais le contexte est différent" ou je ne sais trop quoi! Bref, sérieusement qu'ils revoient leur tactique "révolutionnaire"... |
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Alexandre Pouliot-Roberge Guest
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Posted: 03/04/2008 03:03:38 Post subject: Pour le bon plaisir du PCR: Lénine contre le PCR!!!!! |
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Trotsky nettement plus léniniste que le PCR
| Quote: | LE CRETINISME PARLEMENTAIRE DES RÉFORMISTES ET LE CRETINISME ANTIPARLEMENTAIRE DES ANARCHISTES Le crétinisme parlementaire est une maladie détestable, mais le crétinisme antiparlementaire ne vaut pas beaucoup mieux. C'est ce que nous démontre clairement le sort des anarcho-syndicalistes espagnols. La révolution pose carrément toutes les questions politiques et, au stade actuel, elle leur donne la forme parlementaire. L'attention de la classe ouvrière doit nécessairement se porter sur les Cortès et les anarcho-syndicalistes voteront en catimini pour les socialistes et même pour les républicains. En Espagne, moins que partout ailleurs, on ne peut lutter contre les illusions parlementaires sans lutter contre la métaphysique antiparlementaire des anarchistes.
Dans une série d'articles et de lettres, nous avons démontré l'importance considérable des mots d'ordre démocratiques pour le développement ultérieur de la révolution espagnole. L'aide aux chômeurs, la journée de sept heures, la révolution agraire, l'autonomie nationale, toutes ces questions vitales et profondes se rattachent d'une manière ou d'une autre, dans l'esprit de l'écrasante majorité des ouvriers espagnols, y compris les anarcho-syndicalistes aux Cortès de demain. Pendant la période de Berenguer, il fallait boycotter les Cortès gracieusement octroyées par Alphonse pour obtenir des Cortès révolutionnaires constituantes. La propagande devait d'abord poser la question du droit électoral. Oui, en effet: cette prosaïque question du droit électoral! La démocratie soviétique, cela va de soi, est incomparablement supérieure à la démocratie bourgeoise. Mais les soviets ne tombent pas du ciel. Il faut monter pour y atteindre.
Il se trouve en ce monde de soi-disant marxistes qui professent un superbe mépris, par exemple, pour le suffrage universel, égalitaire, direct et à bulletin secret accordé à tous les hommes et toutes les femmes depuis l'âge de dix-huit ans. Or, si les communistes espagnols avaient exprimé en temps opportun ce mot d'ordre, le défendant par des discours, des articles, des tracts et des papillons, ils auraient acquis une immense popularité. C'est précisément parce qu'en Espagne les masses populaires sont enclines à surestimer les facultés créatrices des Cortès que chaque ouvrier éduqué, chaque paysanne révolutionnaire veut participer aux élections. Nous ne nous solidarisons pas un instant avec les illusions des masses; mais ce qui se cache de progressif sous ces illusions, nous devons l'utiliser jusqu'au bout; autrement nous ne serions pas des révolutionnaires, mais de méprisables pédants. Or, si l'on abaisse l'âge de la majorité électorale, des milliers et des milliers d'ouvriers, d'ouvrières, de paysans et de paysannes sont directement intéressés. Et lesquels? Des éléments jeunes et actifs, ceux qui sont appelés à faire la deuxième révolution. Opposer ces jeunes générations aux socialistes, qui cherchent leur appui parmi les ouvriers âgés, est du devoir tout à fait élémentaire et incontestable de l'avant-garde communiste.
Continuons. Le gouvernement Zamora veut faire adopter aux Cortès une Constitution instituant deux Chambres. Les masses révolutionnaires qui viennent de renverser la monarchie et qui sont pénétrées d'une aspiration passionnée, quoique très confuse encore, à l'égalité et à la justice, répondront avec ardeur à l'agitation menée par les communistes contre une bourgeoisie dont le dessein est d'imposer au peuple le fardeau d'une "Chambre des pairs". Cette question de détail peut prendre, dans l'agitation, une énorme importance, elle peut jeter les socialistes dans le plus grand embarras, ouvrir une brèche entre les socialistes et les républicains, c'est-à-dire diviser, tout au moins pour un temps, les ennemis du prolétariat et, ce qui est mille fois plus important, créer la rupture entre les masses ouvrières et les socialistes.
La revendication de la journée de sept heures formulée par la Pravda est tout à fait juste, extrêmement importante et urgente. Mais peut-on poser cette revendication abstraitement, sans tenir compte de la situation politique et des tâches révolutionnaires de la démocratie? La Pravda parle uniquement de la journée de sept heures, des comités d'usine et de l'armement des ouvriers; elle ignore délibérément la "politique" et, dans tous ses articles, ne trouve pas un mot à dire sur les élections aux Cortès: ainsi la Pravda va-t-elle tout à fait dans le sens de l'anarcho-syndicalisme, elle l'alimente, elle le couvre. Cependant, le jeune ouvrier, à qui les républicains et les socialistes dénient le droit de vote, bien que la législation bourgeoise le juge assez mûr pour l'exploitation capitaliste, ou bien celui à qui l'on prétend imposer une Chambre haute, se décideront demain à batailler contre de telles coquineries en tournant le dos aux anarchistes et en empoignant les fusils.
Quand on lance le mot d'ordre de l'armement des ouvriers en dépit des réalités de la vie politique qui atteignent au plus profond des masses, on s'isole soi-même des masses et, en même temps, on les détourne de l'emploi des armes.
Le mot d'ordre du droit des nationalités à disposer d'elles-mêmes est maintenant devenu, en Espagne, d'une importance exceptionnelle. Cependant, ce mot d'ordre est aussi du domaine de la pensée démocratique. Il ne s'agit pas pour nous, bien entendu, d'engager les Catalans et les Basques à se séparer de l'Espagne; mais notre devoir est de militer pour que le droit de séparation leur soit reconnu, s'ils désirent en faire usage. Mais, comment savoir s'ils ont ce désir? C'est très simple. Il faut un plébiscite dans les provinces intéressées, sur la base du suffrage universel, égalitaire, direct et à bulletin secret. Il n'existe pas actuellement d'autre procédé. Par la suite, les questions de nationalités, comme toutes autres questions, seront réglées par des soviets, qui seront les organes de la dictature du prolétariat. Or, nous ne pouvons demander aux ouvriers qu'ils instituent des soviets à n'importe quel moment. Nous ne pouvons que les diriger vers cette solution. Encore moins pouvons-nous imposer à un peuple entier les soviets que le prolétariat ne constituera que plus tard. Pourtant, il est indispensable de donner une réponse à la question actuelle. En mai dernier, les municipalités de Catalogne ont été invitées à élire des représentants pour l'élaboration d'une Constitution provisoire, particulière à cette province, c'est-à-dire pour déterminer les rapports de la Catalogne avec le reste de l'Espagne. Les ouvriers catalans ont-ils pu voir avec indifférence comment la démocratie petite-bourgeoise, soumise comme toujours au gros capital tentait, au moyen d'élections antidémocratiques, de décider du sort du peuple catalan? Le mot d'ordre du droit des nations à disposer d'elles-mêmes, dépourvu de son complément, séparé d'autres mots d'ordre qui lui donnent un sens concret -ceux de la démocratie politique- est une formule vide de sens ou pis encore: c'est de la poudre aux yeux.
Pendant un certain temps, toutes les questions de la révolution espagnole passeront, d'une façon ou d'une autre, à travers le prisme parlementaire. Les paysans attendront avec anxiété la réponse des Cortès à la question agraire. N'est-elle pas claire, l'importance qu'aurait dans les conditions actuelles un programme agraire communiste développé à la tribune des Cortès? Pour cela, il faut avoir un programme agraire et il faut conquérir un accès à la tribune parlementaire. Ce ne sont pas les Cortès qui résoudront la question de la terre; nous le savons. Il y faut l'initiative hardie des masses paysannes. Mais, pour prendre cette initiative, les masses ont besoin d'un programme et d'une direction. Les communistes ont besoin de la tribune des Cortès pour se mettre en liaison avec les masses. De là viendra une action qui dépassera de loin celle des Cortès. En ce point précis se révèle l'action de la dialectique révolutionnaire à l'égard du parlementarisme.
Comment expliquer alors que la direction de l'Internationale communiste se taise sur cette question? Uniquement par le fait qu'elle reste prisonnière de son propre passé. Les staliniens ont trop bruyamment rejeté le mot d'ordre d'une Assemblée constituante pour la Chine. Le VI° congrès a stigmatisé officiellement comme "opportunistes" les mots d'ordre d'une démocratie politique pour les pays coloniaux. L'exemple de l'Espagne, pays incomparablement plus avancé que la Chine ou l'Inde, démontre toute l'inconsistance des décisions du VI° congrès. Mais les staliniens ont pieds et poings liés. N'osant pas appeler à boycotter le parlementarisme, ils se taisent tout simplement. Périsse la révolution, mais vive la réputation d'infaillibilité des leaders.
Léon Trotsky(extrait de la révolution permanente), Kadikoy, 28 mai 1931 |
http://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/revperm/rp15.html |
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Francis G.B. Administrateur

Joined: 03 May 2006 Posts: 251
Localisation: Blainville
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Posted: 08/04/2008 11:00:56 Post subject: Pour le bon plaisir du PCR: Lénine contre le PCR!!!!! |
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 _________________ « Là où il y a une volonté, il y a un chemin. » Lénine |
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Alexandre Pouliot-Roberge Guest
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Posted: 12/04/2008 04:26:01 Post subject: Pour le bon plaisir du PCR: Lénine contre le PCR!!!!! |
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| Les PCRs se battent pas pour répondre!!! J'ai su indirectement que que certains disaient que c'est "de la marde". Si les textes de Lénine sont de la marde pour le PCR, ça prouve juste qu'ils n'ont rien de Léninistes!!! Ce qui est normal, le maoïsme est icompatible avec le léninisme!!! |
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